Quand un atelier de harpes ferme ses portes…

Diffusé dans la Newsletter - Mai 2026


En préparant la newsletter de juin, je voulais d’abord vous parler de choses positives et inspirantes : comme la nouvelle page « YOU », qui met à l’honneur les harpistes jouant mes arrangements, ainsi que le très beau témoignage de Sue.

Et puis, au moment même où j’écrivais ce texte d’introduction, j’ai reçu une nouvelle qui m’a profondément attristé : l’annonce de la fermeture de l’atelier Pilgrim Harps. - la partie lutherie -

Quelques lignes simples, sincères, presque pudiques… mais derrière elles, tout un monde qui vacille.

Un atelier qui cesse son activité, ce ne sont pas seulement des instruments qui disparaissent. Ce sont des années de savoir-faire, des gestes transmis, une identité sonore, une vision de la harpe. Ce sont des artisans passionnés qui consacrent leur vie à fabriquer des instruments capables d’accompagner la vie entière d’un musicien.


Un atelier qui cesse son activité, ce ne sont pas seulement des instruments qui disparaissent.

Ce sont des années de savoir-faire, des gestes transmis, une identité sonore, une vision de la harpe. Ce sont des artisans passionnés qui consacrent leur vie à fabriquer des instruments capables d’accompagner la vie entière d’un musicien.


Et malheureusement, ce n’est pas la première fois que cela arrive.

Il y a quelques années déjà, la disparition de la marque Teifi - marque galoise- avait marqué beaucoup de harpistes.

Là encore, ce n’était pas simplement une entreprise qui s’arrêtait : c’était une voix particulière dans le monde de la harpe qui s’éteignait.

Les harpes Teifi avaient leur caractère, leur esthétique, leur âme. Comme les Pilgrim aujourd’hui.


Dans un monde où tout tend à se standardiser,

Ces petits ateliers représentent quelque chose de précieux et de fragile. Chaque pays possède ses facteurs, ses traditions, sa manière de penser le son, le bois, la résonance, le rapport à l’instrument.

Une harpe fabriquée dans un petit atelier n’est jamais un simple “produit”. Elle porte une histoire humaine.


Bien sûr, la réalité économique est devenue extrêmement difficile. Le coût des matériaux, des locaux, de l’énergie, les charges…

Tout cela pèse lourdement sur les petites structures artisanales. Et pourtant, derrière chaque fermeture, il y a aussi une question qui nous concerne tous : comment préserver ces savoir-faire uniques ?


Soutenir les petits ateliers de fabrication, ce n’est pas seulement acheter un instrument.

C’est encourager une culture vivante. C’est permettre à des artisans de continuer à créer des harpes différentes, inspirées, profondément humaines.


Je pense aujourd’hui à toutes les personnes qui travaillent dans l’ombre de ces ateliers : les luthiers, les concepteurs, les familles souvent impliquées dans l’aventure, et aussi les harpistes qui rêvaient encore un jour de posséder l’un de ces instruments.


J’espère sincèrement que d’autres ateliers continueront à vivre, à transmettre et à faire entendre leur voix propre dans le paysage de la harpe.

Car la diversité des instruments fait aussi la richesse de notre monde musical.

Et chaque atelier qui disparaît emporte avec lui une part de cette richesse.

https://www.pilgrimharps.co.uk

- l’équipe Pilgrim

 

Eve McTelenn - Mai 2026


 
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